Le nom d’« en-amont »
Le toponyme apparaît sous plusieurs formes documentées entre le XIᵉ et le XVIIᵉ siècle : Ssus (XIᵉ-XIVᵉ), Sus-Maïour (XIIᵉ), Sancte-Cataline-Dessus et Sent-Saubador-Dessus (1384 et 1396), Suus (1548), Sent-Johan-de-Sus (1608). L’hypothèse étymologique la mieux étayée le rattache au latin Sursom ou Susum, décliné en Susoo en béarnais : la position en amont, vraisemblablement par rapport à Navarrenx.
Le suffixe « Maïour » — « le grand » — opposait Sus-Maïour à Sus-Menour, devenu Susmiou. Aujourd’hui les deux communes voisines, séparées de moins de deux kilomètres, conservent ce dialogue toponymique médiéval.
« Sus qu’a toustem lou dessus. »
Six cours d’eau, cent quarante-cinq mètres de dénivelé
La commune s’étend sur 11,49 km², entre 118 et 263 mètres d’altitude. Six cours d’eau drainent le territoire : le gave d’Oloron (en limite communale), le Lausset (qui traverse), l’arrec de la Mouline, le Geronis, le Hauga et le ruisseau Coumetch. Le ruisseau de Roland alimente la fontaine éponyme.
Sus est limitrophe de Castetnau-Camblong, Jasses et Gurs. Les distances routières placent Navarrenx à 2 kilomètres, Susmiou à 1,3 kilomètre, Sauveterre-de-Béarn à 17 kilomètres, Oloron-Sainte-Marie à 18 kilomètres au sud-est, Pau à 32 kilomètres et Bayonne à environ 85 kilomètres à l’ouest.
Le territoire figure dans la zone d’appellation Ossau-Iraty et relève, pour la pêche, de l’AAPPMA du Gave d’Oloron qui couvre près de soixante-dix kilomètres de parcours d’exception.
Chronologie
Huit repères sur le coteau
1281
Premier château féodal attesté
Le château dit de Fligny est mentionné dans les archives départementales — premier des trois châteaux que comptera Sus. Il s’élève sur le coteau.
Source : Archives départementales 64 · piloubearn.com
1281–1385
Abbaye laïque vassale du Béarn
La commune compte une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. Le bâtiment, qui appartiendra ensuite à la famille d’Abbadie-Partarrieu, est aujourd’hui devenu la mairie-école.
Source : Wikipédia (Paul Raymond)
1385
Trente feux fiscaux
Le Dénombrement Général des Maisons de la Vicomté de Béarn, ordonné par Gaston Fébus, recense trente feux à Sus, rattachés au bailliage de Navarrenx.
Source : Dénombrement Gaston Fébus · piloubearn.com
1569
Église brûlée par les troupes protestantes
Pendant les guerres de Religion, le seigneur Philippe de Sus prend parti pour les catholiques. Les troupes protestantes de Jeanne d’Albret brûlent l’église du village.
Source : piloubearn.com
1901–1930
Le tramway POM dessert Sus
La ligne Pau-Oloron-Mauléon ouvre une halte au quartier dit « de la Gare », sur l’actuelle route du Haut-Béarn. La ligne fermera trente ans plus tard, en 1930.
Source : Archives ferroviaires régionales
1939
Le conseil municipal s’oppose au camp de Gurs
Le 25 mars, le conseil municipal de Sus prend position contre l’implantation du camp de Gurs, à cinq kilomètres, en raison du risque sanitaire lié au déversement des eaux usées dans le Lausset. Arthur Kœstler évoquera Sus dans « La lie de la terre ».
Source : piloubearn.com · A. Kœstler
12 août 1944
Léon Castaing-Debat tué sur les berges du gave
L’instituteur Léon Jean Castaing-Debat (24 ans) est assassiné par un convoi allemand après une baignade dans le gave. Cité dans l’ouvrage de Louis Poullenot sur les Basses-Pyrénées 1940-1945.
Source : L. Poullenot (Atlantica, 2008)
14 avril 1997
Inauguration de la déviation routière
François Bayrou, alors ministre de l’Éducation nationale, inaugure la déviation routière entre le gave et le village, sur la route d’Oloron.
Source : piloubearn.com
Sources
Wikipédia (Paul Raymond) · Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques · Dénombrement Gaston Fébus · piloubearn.com

